Graphothérapie

Des Maux d’Encres comme l’encre qui coule du stylo et laisse une trace écrite, un mot, puis un autre, avec plus ou moins de facilité, de crispations, de propreté, d’appréhension… Et l’encre se fait écriture sur une page où les mots traduisent nos maux.

Des Maux d’Encres parce que l’écriture est aussi expressive qu’impressive : par le biais de nos mots, du message que l’on va passer, nous laissons une impression au lecteur. Alors si nos écrits sont sales, mal écrits, illisibles, ces qualificatifs nous renvoient une image négative de nous.

Des Maux d’Encres puisque rien n’est définitif, rien n’est figé et qu’avec l’aide de la rééducation, la graphothérapie permet de poser sur la page l’encre de nos mots, et nos anciens maux s’évaporent ; la trace redevient mot.

plume

Si vous pensez que votre enfant/ado est concerné par l’un des « maux » décrits précédemment et qu’il a besoin d’aide, n’hésitez pas à me contacter pour que nous en parlions et, si nécessaire, programmions un premier rendez vous.

Dans tous les cas, il est important de garder en tête qu’un enfant ne fait jamais exprès de mal écrire ou d’être lent. Toute critique de ses écrits le touche personnellement et directement.

Attention aux phrases types : « c’est sale, tu es un vrai cochon ! tu le fais exprès, t’es nul ou quoi ? Tu ne peux pas faire attention, c’est pas compliqué !… ».

Il est extrêmement humiliant de lui déchirer une page de son cahier pour la lui faire refaire.

Pour qui ?

La graphothérapie est la rééducation du geste graphique et des troubles liés à l’écriture chez une personne dysgraphique, quel que soit son âge.

Elle permet également, lors du bilan graphomoteur, de savoir si votre enfant à haut potentiel possède la maturité affective et l’autonomie nécessaire pour « sauter » une classe. Elle nous indiquera aussi comment l’enfant gère ses pulsions et ses émotions.

La graphothérapie peut aussi aider à l’apprentissage de notre modèle d’écriture cursif si vous en maitrisez déjà un autre différent : hébraïque, arabe, cyrillique, idéogrammes …

Quand consulter ?

Il ne sert à rien de donner des lignes d’écriture à faire ou à recopier ; même si on obtient quelques résultats fugaces, cela se fait au détriment d’une bonne utilisation de l’énergie de l’enfant et au prix d’un effort épuisant et insoupçonné.

De plus, cela a souvent l’effet contraire à celui recherché : l’enfant se braque, résiste à l’écriture, se fatigue, se décourage et perd confiance en lui.

Il peut être intéressant de vérifier la vue ou l’ouïe de votre enfant ou ado, surtout si en phase de croissance ou de puberté, il y a une dégradation notable de l’écriture alors qu’avant tout allait « bien ».

Quelle durée ?

Pour les enfants et les ados, la rééducation graphomotrice se fait lors de séances hebdomadaires de 45 mn. Le nombre de ces séances varie en fonction du degré de dysgraphie du patient. Son implication et sa motivation vont jouer également.

Il faut savoir que plus un trouble de l’écriture est détecté et rééduqué rapidement dans le cycle d’apprentissage de l’écriture, moins le nombre de séances est important.

Pour les adultes, jeunes ou moins jeunes, on pourra selon la motivation, la disponibilité et le type de dysgraphie proposer des séances plus longues.

Chaque personne étant différente des autres, sa rééducation sera adaptée et personnelle, tout comme le nombre de séances.

Avant

garcon_cm2_avant

Garçon 10 ans CM2
Dysgraphie maladroite, raide et un peu impulsive.

Après

garcon_cm2_apres

Après 15 séances