Dysgraphie

Définition

Le terme dysgraphie vient des mots grecs « dys » signifiant « handicap » et « graphia », « écrire des lettres avec la main ».

Est dysgraphique, une personne chez qui la qualité de l’écriture est déficiente alors qu’aucun déficit neurologique ou intellectuel n’explique cette déficience.

Cf lien wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dysgraphie

Ce trouble peut apparaître dès l’école primaire ou plus tard, à n’importe quel moment de la vie.

Dans le cadre scolaire, il entraine souvent souffrance et échec. Le scripteur se sent dévalorisé, il perd confiance en lui et peut vite « décrocher ».

C’est pourquoi il est important de la détecter au plus vite et de rééduquer le geste d’écriture le plus tôt possible.

Une dysgraphie n’est pas inéluctable, elle se rééduque durablement, tant qu’elle n’est pas associée à un (ou plusieurs) trouble(s) ou handicap(s) neurologique(s).

Symptômes

  • fatigue à l’écriture

  • difficulté à lire

  • lenteur du geste scripteur d’où des difficultés à suivre lors de la prise de notes

  • des cahiers « sales », brouillons, mal tenus

  • écriture illisible

  • mauvaise organisation de l’espace dans la page

  • douleurs corporelles lors de l’acte d’écrire

  • refus d’écrire, de dessiner

  • refus d’aller à l’école, anxiété

  • mauvaise tenue du stylo

  • quand l’esprit vas plus vite que la main, le geste se précipite, l’écriture devient illisible car elle se déforme

Types de dysgraphie

Selon J de Ajuriaguerra, on distingue 5 types de dysgraphies qui peuvent se combiner dans une écriture dysgraphique :

  • dysgraphie maladroite

  • dysgraphie raide

  • dysgraphie lente et précise

  • dysgraphie impulsive

  • dysgraphie molle

La dysgraphie est reconnue comme un handicap, au même titre que la dysorthographie, la dyslexie. Elle peut faire bénéficier d’un tiers temps lors d’un examen ou d’une AVS (assistante de vie scolaire).

Pour qui ?

Toute personne en phase d’apprentissage ou en post-apprentissage qui témoigne d’un des symptômes ci-dessus.

La graphothérapie est également utile pour les personnes ayant subi un choc traumatique qui a altéré leur écriture.

Il n’y a pas d’âge limite pour consulter un graphothérapeute. Si vous n’aimez pas ou plus votre écriture, si vous pensez qu’elle ne vous correspond pas (ou plus), la graphothérapie pourra vous aider à trouver l’écriture qui sommeille en vous et qui vous reflète.

Le bilan graphomoteur peut aussi répondre aux questions que l’on se pose lorsqu’un enfant détecté à haut potentiel (EIP) doit sauter une classe :  l’enfant saura-t-il s’adapter à sa classe ? A t-il la maturité nécessaire pour intégrer une classe avec des enfants plus âgés ?

Exemple de dysgraphie - garçon gaucher, 9 ans, CE2

Garçon gaucher dysgraphique CE2

Exemple de dysgraphie - garçon gaucher, 9 ans, CE2

Garçon gaucher dysgraphique CE2

Les troubles « DYS »

Leur repérage, leur dépistage et leur diagnostic sont déterminants

Qu’il s’agisse de dyslexie, de dyspraxie, de dysphasie, de dyscalculie, de dysgraphie ou encore de dysorthographie, les écoliers seraient en France entre 10 et 15% à souffrir de tels troubles de l’apprentissage. Des handicaps invisibles, qui peuvent aboutir à un échec scolaire massif et à une grande souffrance morale s’ils ne sont pas bien pris en charge.

On regroupe sous “troubles Dys” les troubles cognitifs spécifiques (TCS) et les troubles spécifiques d’apprentissage (TSA) qu’ils induisent.

Les troubles cognitifs spécifiques apparaissent au cours du développement de l’enfant, avant ou lors des premiers apprentissages, et persistent à l’âge adulte. Ils ont des répercussions sur la vie scolaire, professionnelle et sociale, et peuvent provoquer un déséquilibre psycho-affectif.

Certains de ces troubles affectent les apprentissages précoces : langage, geste…

D’autres affectent plus spécifiquement les apprentissages scolaires comme le langage écrit, le calcul. Ils sont le plus souvent appelés troubles spécifiques des apprentissages.

On regroupe dans les TCS  la dyspraxie, la dysphasie, les troubles exécutifs et les troubles mnésiques.

Pour les TSA, on distingue la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie et la dysgraphie. Ces troubles sont souvent, mais pas toujours, la conséquence des TCS.

Entre autres symptômes, ces troubles « dys » ont en commun une fragilisation psychologique de l’élève atteint et une estime de soi diminuée. Il est important de prendre cette dimension en compte dans toute rééducation.